Les acheteurs sont attirés au marché de l'immobilier en février
Au Canada, selon les statistiques publiées par l'Association canadienne de l'immeuble (ACI), les ventes désaisonnalisées sur le marché résidentiel de la revente étaient en hausse en février 2009, par rapport au mois précédent.
Au total, après désaisonnalisation, 28 669 maisons ont changé de main à l'échelle nationale en février 2009, grâce au Multiple Listing Service® (MLS®). Cela représente une hausse de 8,6 p. 100 de ventes désaisonnalisées de plus qu'en janvier 2009, et la première hausse mensuelle de l'activité depuis septembre 2008. De plus, en février l'activité désaisonnalisée a surpassé les niveaux enregistrés en novembre et décembre 2008.
La Colombie-Britannique était en tête de liste pour ce qui est de la hausse de l'activité mensuelle saisonnière, soit 14,4 p. 100, suivie de la Nouvelle-Écosse, avec 12,7 p. 100, puis de l'Alberta, avec 11,9 p. 100. Quant à l'Ontario et au Québec,la hausse mensuelle était à égalité des hausses répertoriées à l'échelle nationale.
« Comme on pouvait s'y attendre, le marché printanier est fin prêt à générer plus d'activité, et cette année, les consommateurs pourront profiter des taux hypothécaires historiquement bas et des prix très abordables dans la plupart des marchés », fait constater le président de l'Association canadienne de l'immeuble, Calvin Lindberg. « Les AGENTS IMMOBILIERS rapportent un intérêt accru, notamment de la part des acheteurs de première maison. »
Le nombre réel de transactions (non corrigé) s'élevait à 25 373 logements en février 2009, soit une baisse de 31 p. 100 comparativement aux ventes résidentielles MLS® réalisées l'année précédente; cependant, ces résultats représentent la baisse la plus insignifiante en un an depuis octobre 2008.
Même si le stock de maisons à vendre sur le marché demeure élevé, la tendance est à la baisse. Les nouveaux mandats résidentiels MLS® à l'échelle nationale se chiffraient à 65 060 logements en février 2009, soit un recul de 10,9 p. 100 par rapport à pareille époque l'année dernière. Compte tenu de la désaisonnalisation, les nouveaux mandats résidentiels MLS® accusent une baisse de 11,4 p. 100 par rapport au sommet atteint en mai 2008.
« On s'attend que le stock de logements continue à reculer, mais il faudra un certain temps avant que le marché se rétablisse en fonction de la demande à la baisse », a fait savoir l'économiste en chef de l'ACI, Gregory Klump. « Comme les consommateurs agissent avec prudence face à l'incertitude économique, les maisons prennent plus de temps à vendre qu'il y a quelques années. L'activité à la baisse aux échelons supérieurs exercera une pression vers le bas sur le prix moyen résidentiel MLS® à l'échelle nationale. »
Le prix moyen national des maisons vendues par le biais du service MLS® s'élevait à 281 972 $ en février 2009, soit 9,2 p. 100 de moins qu'en février 2008. Cette baisse par rapport à l'an dernier est inférieure au recul observé d'une année à l'autre au cours des quatre mois précédents. C'est également la première fois en douze mois qu'une baisse du prix moyen à l'échelle nationale a ralenti depuis le premier recul noté en juillet 2008.
Le prix moyen résidentiel MLS® continue à régresser à l'échelle nationale en raison de l'activité à la baisse dans certains marchés canadiens de l'habitation plus dispendieux et des transactions à la baisse aux échelons supérieurs. En février 2009, le prix moyen résidentiel MLS® a progressé par rapport à l'année précédente, en Saskatchewan, au Manitoba, au Québec, au Nouveau-Brunswick, à l'Île-du-Prince-Édouard, et à Terre-Neuve-et-Labrador.
« Parce que l'immobilier intéresse le marché local, il est important que les acheteurs et propriétaires-vendeurs déterminent avec précision le prix des maisons dans leurs propres quartiers », ajoute le président de l'ACI, Calvin Lindberg, un AGENT IMMOBILIER de la région ouest de Vancouver. « Malgré le pessimisme créé par la conjoncture actuelle, certains marchés rapportent qu'ils ont tout de même affaire à des offres multiples. C'est ce qui se produit lorsque le prix est comparable à celui d'autres maisons à vendre dans la même région. Les acheteurs font le tour du marché, mais ils sont confus par les renseignements qui leur arrivent de tous côtés au sujet de l'économie et de l'état de l'immobilier. La confiance des consommateurs demeure un facteur critique pour le marché de l'habitation. »
En raison de la pression vers le bas exercée sur le prix moyen résidentiel MLS® à l'échelle nationale, le prix moyen est tiré vers le bas en grande partie par les ventes en baisse en Colombie-Britannique, en Alberta et en Ontario, où les maisons sont plus dispendieuses et la demande est particulièrement faible. Les ventes résidentielles MLS® dans ces trois provinces représentaient 66 p. 100 de l'activité nationale en février 2009, comparativement à 69 p. 100 en février 2008.
La tendance des prix suit plus ou moins la même tendance, sauf qu'elle est moins dramatique pour ce qui est du prix moyen MLS® pondéré à l'échelle nationale; ce dernier compense les changements qui se produisent au niveau des ventes provinciales en tenant compte de la part provinciale du stock de logements appartenant au secteur privé. Le prix moyen MLS® pondéré était en baisse de 5,3 p. 100 à l'échelle nationale en février, par rapport à 6,1 p. 100 en janvier.
Le chiffre d'affaires des ventes MLS® résidentielles désaisonnalisées s'élevait à huit milliards de dollars en février 2009, soit une hausse de 7,2 p. 100 par rapport au mois précédent.
Selon Klump, « La confiance des consommateurs continuera à être minée par les nouvelles d'une économie négative qui les envahiront au cours des mois à venir ». « L'insécurité accrue face à l'emploi fera que bon nombre d'acheteurs en potentiel adopteront une attitude attentiste. Ceux qui ont confiance face à leur emploi profiteront des prix plus abordables dans plusieurs marchés de l'habitation. »
VOUS ÊTES PRIÉS DE NOTER que les renseignements que contient le présent communiqué représentent les données sur les ventes MLS® enregistrées le mois précédent dans les principaux marchés et à la grandeur du pays. L'Association canadienne de l'immeuble avait publié ces renseignements précédemment dans des documents distincts.
L'ACI tient à signaler que le prix moyen s'avère pratique pour déterminer les tendances au cours d'une période de temps, mais qu'il ne révèle pas les prix réels dans les centres regroupant des quartiers très différents, ni ne tient-il compte des différences de prix d'une région géographique à l'autre. Les renseignements statistiques que renferme la présente analyse comprennent toutes les catégories de logements.
Le MLS® est un système de commercialisation coopératif exploité seulement par les chambres immobilières canadiennes aux fins d'assurer la diffusion maximum des propriétés à vendre.
L'Association canadienne de l'immeuble (ACI), l'une des plus importantes associations commerciales canadiennes à vocation unique, représente les intérêts de plus de 98 000 AGENTS IMMOBILIERS, qui relèvent de plus de 100 chambres et associations immobilières. Pour obtenir de plus amples renseignements, rendez-vous à l'adresse www.crea.ca.
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Gregory Klump, économiste en chef
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